· 

Eglises locales et Région presbytéro-synodale, construisons notre avenir ensemble

L'organisation de l'Eglise protestante unie
L'organisation de l'Eglise protestante unie

Au mois de mai, les représentants de la Région ont réuni pasteurs, présidents des Conseils presbytéraux et trésoriers pour réfléchir ensemble aux pistes sur lesquelles les églises pourraient bâtir leur futur dans un budget de plus en plus contraint. Car, depuis une quinzaine d’années, le nombre de donateurs baisse et mécaniquement, les ressources des églises sont en diminution, alors que les charges augmentent, ce qui entraîne une contrainte pour le budget régional : faut-il limiter le nombre de postes pourvus à 63-64 ? Actuellement en région parisienne nous avons 83 postes dont 74 se trouvent dans les églises locales et notre région est de loin la moins mal pourvue. Mais il faut également prendre en compte les profondes mutations de la région parisienne : le Grand Paris en devenir modifie l’occupation du territoire, l’implantation et la répartition des zones d’habitation et des zones d’activité. Comment notre église répondra-t-elle à ces nouveaux défis ?

Quelles solutions peut-on envisager : réduire la durée des mandats pastoraux de 6 à 5 ans ? Obliger les pasteurs à accepter pour un an un poste désigné entre deux mandats ? Fusionner des paroisses avec par exemple 3 pasteurs pour 5 paroisses ? Autant dire que chaque médaille comporte un revers, et que la discussion fut animée. A ce stade, aucune décision ne pouvait être prise, il revient au prochain synode régional en novembre 2019 de faire des propositions au synode national. Nous aurons donc l’occasion de vous en reparler….

Autre sujet de préoccupation : la lourdeur croissante de l’immobilier à entretenir et à rénover. Il représente globalement 40% des dépenses régionales, alors que moins de 25% de nos ressources va vers nos pasteurs. Notre parc immobilier est vieillissant. Notre temple à Boulogne date de 1897 et le presbytère, que nous allons rénover cette année pour l’arrivée de notre nouveau pasteur, a été acheté en 1963. L’une des questions évoquées a été celle de la vente des presbytères avec comme corollaire la location de logements adaptables à la taille des familles pastorales. Et sans surprise, comme pour la réflexion sur les postes pastoraux, cette réflexion immobilière a déchaîné les passions !

 

Et pour conclure, la question qui revient régulièrement dans les rencontres régionales : quel don pour quel témoignage ? Quelle animation financière pour quels résultats ? N’oublions pas que l’immobilier ne doit pas prendre le pas sur le témoignage, et que nos pasteurs sont les garants de ce témoignage. Et nous avons conclu dans la prière : « Le don, c’est celui de Dieu à l’homme – Tout vient de Dieu et notre offrande est le remerciement de l’homme à Dieu ». Porter la Parole est notre premier objectif, sommes-nous prêts ?

 

Christiane Guillard