L'édito du Président : Grâce

Ce petit mot à la claire sonorité musicale, l’un des plus beaux de la langue française, compte au nombre de ces vocables que nous utilisons chaque jour sans trop penser à leur sens profond et à leur richesse polysémique – à l’instar du mot « merci », qu’on mobilise pour demander le sel à table comme pour parler de miséricorde.

 

Ce mot de grâce est au centre de nos habitudes langagières et des tics médiatiques (ah, le fameux « état de grâce » gouvernemental tant invoqué et si souvent évanoui !), mais il est aussi au cœur de nos vies chrétiennes. La « grâce seule » est l’un des fondements de la foi protestante, la clé du salut … ou sa planche !

 

Et si les débats autour de la grâce (« efficace », « suffisante », « nécessaire » …) ont provoqué jadis des polémiques sanglantes, il n’en reste pas moins que, dans l’ordre profane et esthétique comme dans celui de la spiritualité, la grâce s’impose comme l’un des plus grands trésors de la vie. Et jusque dans la mort, puisque dans nos églises réformées, quand une personne disparaît, on célèbre un « culte d’action de grâce ».

 

Qu’il s’agisse de l’apparence gracieuse d’une personne ou de la grâce d’une création artistique, de la faculté à « faire grâce » ou encore, et surtout, de la grâce de Dieu dont tout découle, elle représente une énergie. Une force agissante. Une promesse. L’Espérance.

 

Plus que jamais, à l’heure où, grâce à Dieu et à d’actifs « chasseurs de tête » improvisés, nous venons de trouver notre prochain pasteur à Boulogne (grâce à elle aussi, et à la confiance qu’elle nous témoigne), il ne fait aucun doute que la grâce est un bien et un bienfait à consommer et à partager sans modération.

 

Bienvenue à Helena Vicario, notre prochain pasteur à compter du 1er juillet 2019 !

 

Votre Conseil presbytéral vous invite à découvrir son portrait dans ce Trait d’Union et vous souhaite un printemps illuminé par la grâce et l’Espérance pascale.

 

 

David Brunat