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Synode régional de Dourdan du 17 au 19 novembre 2017

Quelques impressions d'un délégué synodal novice…

Lors de ce Synode, l’ensemble des problématiques concernant notre région parisienne, qui est une “énorme région” tant par sa superficie que par le nombre d’églises, a été évoqué sur une durée effective de deux journées dont le contenu a été particulièrement “dense”.

L’accueil des participants a eu lieu le vendredi 17 à partir de 18 heures, et la célébration du culte clôturant celui-ci s’est déroulée le dimanche 19 en début d’après-midi.

 

Dès samedi, nous étions environ 190 participants se répartissant entre “invités” du Synode, pasteurs, délégués laïcs, et représentants de l’aumônerie (armées, prisons, hôpitaux).

Ce même samedi, divers ateliers, consacrés aux rapports luthéro-réformés, à la prévention des conflits dans l'église, au poste unique d'un service KT-jeunesse, et à “l’église verte” ont permis à chacun de travailler à la construction de l'avenir de notre église. 

 

Le soir, une fort intéressante conférence débat intitulée “dynamiques et stratégies pour un church growing process soutenable – entre France, Italie, Québec “, animé avec beaucoup d’humour par le pasteur Enrico Benedetto, professeur à la faculté vaudoise d’Italie, nous a permis de réfléchir à l'adaptation nécessaire de nos pratiques d'église aux nouvelles  attentes de nos contemporains. Il a ainsi décrit les “temples SPA” du Québec, où le bien-être est un mode d'évangélisation, ou encore la location de salle de culte le dimanche uniquement. Pour nos églises où les locaux restent une source de soucis financiers, louer un local le dimanche serait peut-être une solution ? 

Car il aura été beaucoup question des finances de notre région dans ce synode. Les choses ne vont pas bien et le nombre de postes pastoraux devrait baisser dans les années qui viennent - souvent à cause de comportements contraires à la règle de solidarité régionale qui veut que les églises locales payent leur contribution volontaire à la région avant de dépenser pour leur intérêt propre. Résultat de cet "égoïsme" : des choix budgétaires locaux irréfléchis sur le long terme et un effort plus grand à fournir par les églises " loyales" qui s'efforcent de payer la contribution. 

 

Heureusement, les quelques pauses du synode ont transformé le synode en “ruche” foisonnante où vibraient les très riches discussions amicales et la somme incroyable d’actions menées au sein des églises - tant au niveau culturel que spirituel et social - m'a permis de constater  qu’il y a beaucoup de gens fortement engagés dans les églises pour transmettre le message de l’évangile pour un monde meilleur. 

 

Jean-Vincent Pompei.